Des vitamines ukrainiennes

Dans les années 80, Natalia Pavlyk avait coutume de travailler jusqu’à 15 heures par jour dans une école ukrainienne, pour un salaire journalier de 7 euros, après conversion. À la recherche d’une vie meilleure, cette femme dynamique a débarqué au Luxembourg au début des années 90 avec 3 euros en poche. Malgré les difficultés que représentaient l’adaptation et la barrière linguistique au début, le voisinage a beaucoup aidé à son intégration. Pour ses gentils voisins, elle a alors confectionné des couronnes de Noël. La glace étant ainsi brisée, des recettes de cuisine ont été régulièrement échangées et des amitiés se sont ainsi établies pour la vie.

Natalia à gauche et Svitlana à droite

Cependant, le contact avec sa patrie ukrainienne ne s’a jamais été rompu, bien au contraire. Tous les jours, Natalia reçoit des messages provenant de son pays, aux abords de la Mer Noire, mais malheureusement, au cours des dernières années, figuraient parmi ceux-ci souvent des photos de guerre assez choquantes provenant du front.

Depuis des années, elle collecte des dons ainsi que du matériel pour son organisation Ukraïnka a.s.b.l dans le but de soutenir son pays en conflit avec la Russie. En mars de cette année, un camion de 15 tonnes bien rempli a transporté plus de 100 déambulateurs, des lits et bien plus encore vers l’est de l’Ukraine. Des voisins issus de 12 nations différentes ont aidé lors du chargement du camion ; un engagement admirable si bien que Natalia souhaite désormais nous rendre la pareille. Elle vient de rejoindre le comité d’intégration de la Commune de Sanem dans le but de consolider encore la société multiculturelle au sein de la commune.

Afin de cuisiner le « Bortsch » ukrainien, Natalia a non seulement sorti son costume traditionnel, le « Wyschywanka » fait main, mais elle a également fait appel à son amie Svitlana pour donner un bon coup de main dans la cuisine.  Le « Bortsch » est un plat national, un pot-au-feu cuit en grande quantité.  En Ukraine, le repas vient réchauffer les ouvriers qui travaillent dans le froid toute la journée. Mais avant de passer à table, on se boit un petit verre d’alcool fort, également pour faire monter la température corporelle.

Pour la « Bortsch » :

  • 500g de côtes de bœuf
  • 2 gros oignons
  • 4 pommes de terre
  • 2 betteraves rouges
  • 2 carottes
  • 300g de chou blanc
  • 1cuillère à soupe de concentré de tomates
  • 300 ml de tomates égouttées
  • Feuilles de laurier
  • Sel
  • Poivre
  • Ail
  • Crème épaisse
« Bortsch » ukrainien

Pour le bouillon, mettez chauffer 3 litres d’eau, ajoutez les côtes de bœuf, un oignon, une carotte et laissez mijoter pendant 2 heures.

Nettoyez et épluchez le reste des légumes et coupez-les en petits morceaux. Coupez les betteraves rouges en tranches et le chou en fines lamelles. Faites dorer un oignon dans une grande poêle, puis ajoutez-y une carotte. Une fois que la carotte s’est vidée de son eau, ajoutez les betteraves rouges dans la poêle, puis, ajoutez les tomates égouttées et une cuillère à soupe de concentré de tomates. Laissez cuire jusqu’à ce que les betteraves rouges soient cuites, mais fermes.

Après 2 heures, enlevez la viande et les légumes du bouillon. Séparez avec précaution la viande de l’os puis remettez-la dans la casserole. Rajoutez-y les pommes de terre et laissez cuire. Une fois que les pommes de terre sont cuites, ajoutez-y la masse composée de tomates et de betteraves rouges de la poêle. Portez à nouveau à ébullition, puis ajoutez le chou, assaisonnez, goûtez et servez avec du pain et de la crème.

Pour +/- 40 Wareniki :

  • 500g de farine
  • 500g pommes de terre
  • 1 gros oignon
  • 1l d’huile de tournesol
  • 200ml d’eau chaude
  • 1 pincée de sel
« Wareniki »

Travaillez la farine et l’huile de tournesol en y incorporant l’eau petit à petit pour obtenir une pâte. Contrairement à ce que l’on peut lire, on ne met pas d’œufs dans notre « Wareniki ». Déroulez la pâte et découpez des ronds en vous servant du dessus d’un verre (verre à vin blanc idéalement). Épluchez et faites cuire les pommes de terre ; faites revenir les oignons dans une poêle. Ensuite, mettez les pommes de terre et une partie des oignons en même temps dans le hachoir à viande ou bien réduisez-les en purée avec le mixeur. L’important est qu’il ne reste plus de petits morceaux. Puis, remplissez 20g de pâte avec 10g de cette farce. Donnez une belle forme à la pâte et le « Wareniki » est prêt. Faites cuire 3 minutes dans l’eau salée. Servez avec du beurre et le reste des oignons ou bien avec une sauce aux champignons. Astuce : une fois formé, le « Wareniki » peut être congelé. Pas besoin de les dégeler, il suffit de les laisser cuire deux minutes de plus dans de l’eau salée.

Bon Appetit!

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