Depuis février 2026, la Commune de Sanem dispose d’un coordinateur sportif. Ce qu’il fait est déjà suggéré par son intitulé, mais son travail peut avoir un impact direct sur votre quotidien. Nous avons échangé avec Dan au sujet de cette nouvelle aventure professionnelle.
Un nouveau chapitre de vie
Le fait qu’il travaille désormais pour la commune en a surpris plus d’un. « La première réaction était souvent : “Quoi ? Toi ? À la commune ?” », raconte-t-il en riant. Dan a été indépendant toute sa vie professionnelle. En tant que propriétaire de deux magasins de sport et de vêtements en ville, il a toujours été son propre patron depuis aussi loin qu’il s’en souvienne. « J’aimais ce métier, il m’a ouvert beaucoup de portes. Au fil des années, j’ai eu énormément d’opportunités et j’ai créé de nombreux contacts, à gauche et à droite. » Mais pour lui, une chose est claire : « Chaque travail est ce qu’on en fait. » C’est exactement dans cet esprit qu’il aborde sa nouvelle fonction de coordinateur sportif. « La commune me donne la possibilité de mettre en place un service, d’être là pour les citoyen·ne·s et de créer de nouvelles opportunités dans le sport local, afin de construire quelque chose sur le long terme. » Il considère ce nouveau chapitre de sa vie comme une grande opportunité. « C’est une chance de pouvoir pleinement m’épanouir, et je suis extrêmement reconnaissant de la confiance que m’accordent notre conseil communal et notre collège échevinal. »
Ce qui le distingue également, c’est son sens du contact humain et sa capacité à créer des liens. « Je suis un peu comme un médiateur, quelqu’un que l’on consulte. Je construis des réseaux et c’est quelque chose que j’aime énormément. » C’est exactement ce qu’il voulait dire lorsqu’il a commencé à parler des rencontres qui ont marqué les dernières décennies de sa vie. Peu importe ce qu’entreprend Dan, l’humain reste toujours au centre de ses préoccupations : « J’aime réunir les gens. Voir des personnes repartir avec le sourire, c’est quelque chose de très beau. Pour moi, cela signifie que j’ai fait quelque chose de bien. »
« La première réaction était souvent : “Quoi ? Toi ? À la commune ?” » – Dan Gantrel
Son nouveau travail est tout sauf un emploi de bureau classique, même si c’est finalement dans une commune qu’il l’a mené. « Je suis beaucoup sur le terrain, en contact avec les gens et les associations de la commune. » Pour l’instant, il s’agit avant tout de continuer à découvrir son nouvel environnement : les clubs, les habitant·e·s, les services ainsi que les infrastructures. « Je connaissais déjà beaucoup de choses, mais maintenant je les regarde avec un autre regard. »
Trouver les bons leviers
Il souhaite d’abord comprendre comment les choses fonctionnent ensemble avant de prendre des décisions. « Je prends le temps d’observer et d’analyser les choses afin de pouvoir évaluer correctement les capacités. » Le coordinateur sportif joue un rôle central, qu’il voit comme un lien entre la commune, les associations et les citoyen·ne·s. « Pour moi, les associations sont celles qui connaissent souvent le mieux la réalité du terrain. Elles peuvent me dire ce qui fonctionne ou ce qui pourrait être amélioré. Je suis là pour entendre leurs demandes, pour aider là où les choses semblent plus compliquées, alors qu’elles peuvent parfois être plus simples qu’on ne le pense. » Son rôle consiste à accompagner et à activer les bons leviers. « Lorsqu’elles ont une nouvelle idée de projet, elles peuvent venir me voir. Je les aide à s’orienter. » Tout le monde ne sait pas toujours vers qui se tourner ou où introduire une demande. C’est là que Dan intervient : il fait le lien et transmet les demandes lorsque celles-ci ne relèvent pas directement de son domaine de compétences.
Tout aussi important pour lui est l’échange direct avec les citoyen·ne·s. « Lorsqu’une personne a une idée ou qu’elle est motivée, je peux créer les liens nécessaires. Qu’il s’agisse d’un club, d’un subside ou d’une activité sportive, je suis là pour aider. » La collaboration entre les différents acteurs joue ici un rôle essentiel. Notamment avec le service en charge de la communication et de la culture au sein de la commune. « Le sport fait partie de notre culture », souligne notre interlocuteur. « Et sans une bonne communication, cela ne fonctionne pas. Ce dont nous avons besoin, c’est d’une bonne interaction entre ces trois éléments, sinon cela ne peut pas fonctionner. »
Pour Dan, son changement de travail a également apporté quelques changements dans sa vie privée, à commencer par ses matinées : il ne connaît désormais plus les embouteillages. « Avant, je devais me rendre en ville tous les jours, ce qui voulait dire que ma journée commençait dans les bouchons. Maintenant, je travaille là où j’habite. » Pour lui, cela représente une amélioration considérable de sa qualité de vie : « Je fais quelque chose pour “mes” gens – et je vois directement les résultats que cela apporte. » C’est précisément là que se trouve sa motivation : « Quand tu vois que les gens sont heureux, cela te rend heureux toi aussi. »
Pour son service, il a une vision claire. À ses yeux, le sport et l’activité physique représentent bien plus que la simple vie associative. « Le sport et le mouvement sont le parfait équilibre face à nos vies stressantes : les gens peuvent déconnecter, s’épanouir et le faire exactement comme ils le souhaitent. » Il lui tient également à cœur de donner une définition plus large au terme « sport » : « Le sport ne doit pas forcément passer par un club – il ne doit pas nécessairement se pratiquer en équipe ou avec d’autres personnes, il peut aussi être pensé de manière individuelle. » Son objectif est de rendre le sport et l’activité physique accessibles à toutes et tous. « Nous devons donner aux gens la possibilité de bouger – et rendre cela aussi simple que possible. »

Concrètement, il envisage déjà de nouvelles approches : « Je souhaite créer une offre qui permette de découvrir facilement un sport ou des cours, sans devoir directement rejoindre un club. » L’objectif est ainsi de réduire les barrières : « Le premier pas doit être très simple. Souvent, les gens n’osent pas franchir directement la porte d’un club, c’est pourquoi il serait intéressant de rendre ce premier contact avec le sport aussi accessible et facile que possible. » Pour Dan, le sport ne doit pas être considéré uniquement comme une pratique sportive, mais aussi comme un équilibre, quelque chose que l’on fait pour soi et pour sa santé. À ses yeux, il fait partie de l’« hygiène de vie ».