La grande passion pour la vie en communauté

Max Lehnen siège depuis quelques mois au conseil communal de Sanem pour le DP. À 38 ans, il apporte un vent de fraîcheur aux réunions, une passion sincère pour la vie associative et une conviction profonde en la politique locale. Lors d’un entretien au KUSS, Max nous parle de ses racines, de son parcours politique et des sujets qui lui tiennent à cœur.

Max Lehnen a en réalité quatre prénoms, mais nous ne nous y attarderons pas ici. « Juste Max », nous dit ce politicien DP et passionné de clubs associatifs lors de notre entretien. Nous voilà – sa deuxième maison – dans le gymnase du KUSS à Scheierhaff. Tandis que Max nous raconte son parcours vers le DP à l’âge de vingt-cinq ans, les filles s’entraînent dans l’autre moitié de la salle.

 

« Mon grand-père était socialiste, mon père un membre typique du CSV », se souvient cet homme de 38 ans. Il suit l’exemple paternel et rejoint la section jeunesse du parti, le CSJ, sans trop y réfléchir. À la fin de ses études, tout change. « J’ai fini par rejoindre le DP : un parti centriste qui aborde même les sujets tabous comme l’homosexualité. Ouvert, progressiste, sans opportunisme. Le DP a une ligne claire, encore aujourd’hui », affirme-t-il avec conviction. En 2012, c’est la section DP de Sanem qui l’attire.

De l’université à la politique

En 2012, Max fait le grand saut en rejoignant la section DP de Suessem. « À l’époque, j’ai dit au parti : “Je ne sais pas comment ça marche ici, mais si vous cherchez un candidat pour les élections nationales, je suis partant” », se souvient-il en souriant. C’était en 2013. « Avec Xavier Bettel, il fallait une équipe jeune. J’avais 26 ans, j’étais novice, et dans le Sud, c’est un bastion socialiste. » Patricia Speck-Braun, qu’il a remplacée au conseil communal fin 2025, l’a emmené partout – sa « mère politique ». « Elle m’emmenait à toutes les fêtes. Un soir, je me suis retrouvé sur un taureau mécanique à une kermesse, en polo DP ! » Il a ainsi rencontré du monde, s’est fait des contacts et reste fidèle au DP. Après quelques mois dans divers conseils communaux, Max résume : « La politique locale, c’est juste la vie associative en plus grand. Dans l’opposition, c’est délicat : il faut challenger les amis de la majorité avec les bonnes questions. »

« Un soir, je me suis retrouvé sur un taureau mécanique à une kermesse, en polo DP ! » – Max Lehnen

Max vit et respire le sport associatif : scout, actif depuis des années au club de gymnastique de Belvaux, et DJ au « Bieles am Jumm » – là où il a appris à servir des bières et où il a mangé une soupe à l’oignon le lendemain d’un bal. « Le carnaval, c’était mon univers », se souvient-il. Aujourd’hui encore, Max reste passionné de vie associative et admire le temps que les bénévoles y consacrent. « Ils font un boulot extraordinaire ; sans eux, rien ne serait possible. »

Pour Max, il faut repenser le bénévolat. « On sollicite toujours ceux qui ont déjà tout : boulot, enfants, maison. Il faut les soulager et motiver les jeunes à s’impliquer dans les clubs. » Plus facile à dire qu’à faire, il le sait. « Autrefois, après l’entraînement, on commandait des pizzas, on projetait un film sur le mur du gymnase et on passait la soirée ensemble. Aujourd’hui, les règles de sécurité l’interdisent. » Il imagine même un pavillon sur le Gaalgebierg géré par les clubs.

Une fois résident de Belvaux, toujours résident de Belvaux

« J’ai bien eu des copines d’ailleurs, mais jamais une autre adresse », plaisante Max. Il vit à Bieles depuis l’enfance, dans le quartier Gaalgebierg. « Mon père rentrait à vélo d’Arbed. En descente, impossible de freiner : il s’arrête dans les bois, regarde autour de lui et se dit : “C’est ici que j’achète !” Depuis, ma famille y est. » Et un déménagement ? « Ma femme vient du Mëllerdall, j’ai dû trouver de solides arguments pour rester ! », sourit-il.

« La politique locale, c’est juste la vie associative en plus grand. Dans l’opposition, c’est délicat : il faut challenger les amis de la majorité avec les bonnes questions. » – Max Lehnen

En tant que père, Max met l’accent sur les infrastructures scolaires et les activités pour les jeunes. « La chasse aux œufs de Pâques, le San’Up, le Wanterfeeling : ce sont des moments forts que nous attendons chaque année, comme tant d’autres événements communaux. » Dans l’opposition, il critique aussi : « La route Esch-Belvaux devrait être une fierté, or c’est l’inverse. Route nationale, la commune n’a pas le contrôle. Mais d’ici là, rendons-la plus agréable : repenser les lignes électriques, planter des arbres… »

Max est motivé – on le sent et l’entend dans nos échanges. Au-delà de son soutien aux clubs et bénévoles, il veut s’impliquer dans de nombreux projets. Rendez-vous dans les mois à venir pour voir ce qu’il prépare !

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